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Écrivaine engagée


Elle a accepté cette entrevue pour donner son opinion sur tout ce qui l'énerve dans notre société... et pour parler de ses livres, bien sûr. Francine Allard écrit depuis 1991, année de la sortie de DÉFENSE ET ILLUSTRATION DE LA TOUTOUNE QUÉBÉCOISE (Stanké) qui, dit-elle, l'a confinée dans le rôle de porte-drapeau de la toutounerie. «J'ai fait toutes les émissions de bonnes femmes d'après-midi!» Elle qui avait jusque-là enseigné au primaire est depuis écrivaine à plein temps, et présidente de l'Association des écrivains québécois pour la jeunesse. prolifique, elle a écrit, pour les jeunes et les moins jeunes, une trentaine de romans en une décennie, notamment DEUX PETITS OURS AU MILIEU DE LA TORNADE (Vents d'Ouest), qui jette un regard juste et tendre sur les déficients intellectuels, et récemment LES MAINS SI BLANCHES DE PYE CHANG (Triptyque) qui trace un portrait pas mal moins tendre du milieu littéraire. Parce qu'elle a beaucoup reçu de la vie, Francine Allard estime devoir dénoncer tout haut ce qui cloche. Quand elle visite les écoles primaires pour parler aux enfants d'écriture et d'imaginaire, elle constate combien le travail d'enseignant est devenu difficile et sous-estimé,mais aussi à quel point «les enseignants québécois manquent de culture! Ils ne lisent pas, ne vont pas au théâtre». Elle se désole aussi du fait que tout le système d'éducation «est bâti sur les désirs des enfants. Mais les enfants ne sont pas des rois, ce sont des apprentis qui ont besoin d'être encadrés! Plus que tout, Francine Allard voudrait qu'on cesse de prendre les jeunes pour des morons. «Mais on vit dans une société où les éditeurs pédagogiques eux-mêmes refusent que des expressions comme «dresser la table» ou encore «au comble du bonheur» figurent dans leurs amnuels de lecture sous prétexte que ce sont des expressions trop compliquées», révèle-t-elle. Pas de doute, il y a encore beaucoup de pain sur la planche pour les écrivains missionnaires».

sans auteur
Femme plus, 15 avril 2002


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