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  Cinéma-théâtre-spectacles

HARRY CONTRE FRODON

Je suis allée au cinéma durant le temps des Fêtes. J’ai vu coup sur coup Harry Potter et le Seigneur des anneaux. Rarement suis-je parmi les 500 000 premières personnes qui ont vu un film à l’affiche au cinéma. D’habitude, j’attends qu’ils soient en VHS pour les visionner dans le calme de mon salon. Cette fois, je suis allée d’abord voir Harry Potter. J’avais très peur d’être déçue. Parce que j’avais lu les quatre romans de J.K. Rowling dont je suis éperdument jalouse. Je craignais aussi de tuer toute la magie qu’ils avaient fait naître au fond de mon propre imaginaire. J’ai vu Harry Potter avec un brin de scepticisme.

Dès l’apparition du train de King’s Cross qui allait mener Harry et les Weasley à Poudlard, je me suis mise à brailler.

Puis à mesure que le film avançait, je reconnaissais toutes les images qui s’étaient formées dans ma tête de lectrice, je jouais au Quidditch, je flottais sur mon balai, j’assistais à la naissance du dragon de Hagrid, j’applaudissais la loyauté de Mrs McGonagall, je savourais le jeu de tous les comédiens. Harry Potter était devenu mon héros encore plus attachant que je l’avais imaginé. J’avais 9 ans, tout à coup. J’avais oublié que la vie était rude parfois.

Puis, j’ai vu Le Seigneur des Agneaux. Tous ceux qui l’ont vu ne peuvent s’empêcher de comparer les deux films, j’ignore encore pourquoi. Il y a autant de différence entre eux que Il faut sauver soldat Ryan et Petit pied le dinosaure. Ou entre Apocalypse Now et Manon des sources. Entre L’exorciste et Ponette.

Je n’aime pas les films où la violence est reine. Où les monstres aux yeux rouges règnent sur un monde tranquille. Où les bons se font assassiner. Je n’aime pas les films durant lesquels il faut se boucher les oreilles à cause de Dolby Stéréo qui se déchaîne.

J’ai préféré Harry Potter. Et j’ai hâte de lire le 5ème volume. Et de voir le prochain film. Et à tous ceux qui font semblant de ne pas s’intéresser à Harry Potter, dites-vous que 15 millions de personnes ne peuvent pas toutes se tromper. Ou peut-être avez-vous oublié votre émerveillement à la croisée de votre enfance et de votre vie d’adulte?


Ce texte est protégé par les droits d'auteur et n'engage que l'opinion de Francine Allard.
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