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  Société

LES MORVEUX DU STADE

Mon Dieu, que j’admire l’athlète après l’avoir vu consacrer sa jeunesse à vouloir devenir un dieu du stade! Que j’admire ce corps musclé, cette fesse dure et ce sourire Crest.
Qu’il est beau l’athlète olympique, pleurant sous l’hymne national de son pays.

J’ai, comme vous, entendu une dizaine d’entrevues avec celui qui est revenu vainqueur de Salt Lake City, le très moderne Marc Gagnon avec ses cheveux oxygénés (ma mère dirait : il est dû pour sa teinture, r’garde-z-y donc la repousse!), sa boucle d’oreille, son air décontracté.

J’ai assisté à l’entrevue que Marc Gagnon accordait à Michel Viens à Matin Express où il était interviewé en tant que Personnalité La Presse, le 4 mars.

Déception! Le journaliste qui le vouvoyait puisqu’il avait affaire à un personnage admirable. Et ce petit cul de la génération X qui tutoyait le journaliste en retour. Déception, vous dis-je! N’y a-t-il pas des gens autour de ces athlètes pour leur enseigner les bonnes manières? Pour leur apprendre qu’ils doivent vouvoyer un journaliste à la télévision. Que l’accession au podium ne donne le droit à aucun athlète de devenir chiant. À ce que je sache, Marc Gagnon n’est ni anglophone ni analphabète. Mais ses milliers d’heures passées à l’entraînement lui ont sans doute fait oublier d’apprendre à vivre.


Ce texte est protégé par les droits d'auteur et n'engage que l'opinion de Francine Allard.
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