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LE SEIGNEUR DES ANNEAUX 3

J'y suis allée. Après une attente difficile puisque durant le temps des Fêtes, les 16 cinémas Mathers sont des fourmilières.
Le retour du roi, dernier de la trilogie du Seigneur de la littérature fantastique, Tolkien, m'a semblé plus long que les autres. Plus long que les Harry Potter tous réunis. Je n'aime pas les scènes de guerre. Les massacres et les têtes coupées, les corps tranchés et j'ai horreur de la domination des mâles de toutes espèces, monstres ou hommes. Et ce dernier film, quoique le plus grandiose jamais présenté au cinéma, m'a agacée par l'exploitation du pouvoir, même celui des bons contre les méchants. J'ai pensé plusieurs fois au bonheur qu'a dû ressentir Tolkien à écrire cette oeuvre gigantesque.Comme écrivaine de fantastique, je ne suis jamais allée aussi loin. J'ai apprécié les décors somptueux, les maquillages remarquables, les interventions géniales de l'ordinateur. Mais j'ai ressenti le malaise causé par l'horreur de la mort, malgré le triomphe du Bien.
Je me suis surtout demandé comment Le Seigneur des Anneaux saura instituer dans la tête de tous les jeunes spectateurs le désir de la paix, de l'harmonie mondiales. Comment Le Seigneur pourra-t-il prouver qu'il faille tuer pour obtenir la paix? Mon mari a dit: c'est du cinéma, voyons. Je me pose encore la question: le cinéma est-il si loin de Bush, de Saddam Hussein, des Huttus et des Tusties? L'homme n'est-il pas né pour la bêtise?


Ce texte est protégé par les droits d'auteur et n'engage que l'opinion de Francine Allard.
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