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  La famille

LA FEMME PROJET

L'autre jour, sans que je le désire vraiment, un de mes textes antiféministes a paru dans La Presse et une semaine plus tard, dans Le Devoir (9 mars 2004 et 16 mars 2004).
Les réactions qui ont été publiées m'accusaient de tous les maux. Les dizaines que j'ai reçues chez moi étaient très encourageantes. Presque toutes de la part d'hommes blessés.

Depuis cette lettre d'opinion, j'ai beaucoup réfléchi. J'ai compris que les enfants dans les écoles que je visite et qui font parfois regretter aux enseignantes d'enseigner étaient élevés par une femme. J'ai compris que si plus de 80% des femmes réclament et obtiennent la garde de leurs enfants lors d'un divorce, ce sont alors elles qui éduquent leurs enfants, non? J'ai compris aussi que si le père a été évacué de la vie familiale dans une majorité de cas, par la conjointe, on ne peut pas blâmer une mauvaise influence du père encore moins son absence. Si les enfants vivent ce désespoir que j'ai observé depuis que je fréquente les écoles en tant que membre du programme L'écrivain à l'école (même si Mâme Faure n'est pas d'accord avec ma présence à l'école de sa fille à Saint-Hubert), c'est donc à cause des mères qui tout en étant seules responsables de l'éducation de leurs enfants, sont responsables de l'échec des garçons, du décrochage, du taxage, de l'impolitesse immonde rencontrés chaque jour.
Comme les femmes sont presque les gardiennes exclusives, les éducatrices dans les CPE et les enseignantes au primaire, moi j'ai posé la question dure: méritons-nous de fêter la Journée de la Femme?
Question embarassante s'il en est une. Mais une question résolument mature et nécessaire.
Au lieu de fesser sur les hommes absents, les féministes engagées et enragées bien souvent devraient faire une introspection ...urgente.
Relever la tête, prendre l'avenir de nos enfants en mains, et penser que nos fils seront les hommes de demain. Peut-être pourront-ils être de bons compagnons de vie pour les futures femmes.. si nous faisons ce qu'il faut.



Ce texte est protégé par les droits d'auteur et n'engage que l'opinion de Francine Allard.
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