Retour à l'accueil

  Littérature

MORISSETTE ET LE DROIT DE PAROLE

Que l’on congédie un Mec comique ne me fait pas brailler tous les soirs. Mais qu’on prétende que c’est parce qu’il s’est moqué de Pierre-Karl Péladeau, ça m’embête un peu.
Je veux ici (dans ce désert froid) demander à tous les écrivains victimes de «mises de côté» dues à leurs prises de position divergentes, de me le faire savoir.
Je monterai un dossier.
Exemple:
J’ai été congédiée du journal MÉTRO (de PKP, c’est bizarre), après avoir écrit un article intitulé: «Les enseignants sont-ils incultes?» (On ne m’a même pas payé les textes qui devaient être publiés les 3 semaines suivantes).
Autre exemple: mon éditeur de l’Outaouais a cessé drette là de me publier, de considérer mes romans déjà publiés et fort populaires, de me retirer de sur la liste des auteurs maison parce que j’ai écrit un article: «Pourquoi sortir du placard?». Un article qui questionnait la souffrance des jeunes ados qui, malgré l’acceptation de l’homosexualité au Québec, continuent à mourir de peur du coming out. Ce même éditeur venait de publier un jeune auteur qui venait à la rescousse des jeunes homosexuels. On m’a traitée d’homophobe, de tout ce que vous voudrez.
D’autres exemples?
Une critique connue ne fait jamais de recension de romans jeunesse québécois parce qu’elle nous en veut d’avoir décrété (via l’Association des écrivains québécois pour la jeunesse sous la présidence de Charles Montpetit) qu’elle ne parlait que des romans français.
Vous comprenez le genre?
N’hésitez pas à me confier vos angoisses. Je ne les censurerai pas. Et j’en ferai le plus beau coming out jamais égalé.






Ce texte est protégé par les droits d'auteur et n'engage que l'opinion de Francine Allard.
2020 © Francine Allard.com. Tous droits réservés.


Retour en haut