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  Littérature

JEUNE AUTEUR OU RELèVE

Dans toute la discussion sur les jeunes écrivains qui n’écriraient pas comme les plus vieux, rien de plus normal.
Il y a les jeunes auteurs qui écrivent leur premier roman: maladroit, révisé allègrement, corrigé siyoupla, plein de gars qui bandent et qui bandent et de filles qui veulent et qui veulent; des histoires tarabiscotées, se passant au Mexique, au Maroc, aux États-Unis (des pastiches de Kérouac). C’est en gros ce que Victor-Lévy Beaulieu a expliqué même si c’est plein de nuances que je ne prends pas la peine de révéler ici. Sa lettre est facile à trouver.
Oui, j’ai siégé sur moult jurys de la relève et je puis affirmer ceci: la relève au Québec a en moyenne 41 ans.
Le prix Archambault de la relève a été remis à Michel Fréchette pour son livre extraordinaire UN MATIN TU T’LÈVES, T’ES VIEUX! (Vents d’Ouest) et ce type a presque atteint la liberté 55.
Suzanne Myre, la relève? Elle a dans la quarantaine.
De plus, parmi les 55 romans que j’ai dû lire pour le dernier jury, 50 auteurs ont des maîtrises en français, en littérature; scénarisent, publicisent, enseignent, cogitent et écrivent (en dernier).
Alors, la relève n’a rien à voir avec les jeunes auteurs.
Marie-Hélène Poitras, jeune auteure qui s’est mérité le prix Anne-Hébert 2003, a tout de même dépassé la trentaine et elle a fait ses lettres!
De qui donc parlent VLB et Francine Allard?
Des jeunes, jeunes qui écrivent leur premier livre à 10 ans, à 15 ans, à 23 ans et qui me font affirmer haut et fort qu’il y a au Québec de MAUDITS BONS RÉVISEURS qui se plaisent à réécrire les romans.
Il faut, comme moi, avoir dirigé une dizaine de collectifs pour comprendre, à voir les textes que m’envoient certains auteurs multipubliés, qu’il y a chez nous de MAUDITS BONS CORRECTEURS.
Et pis, shit!







Ce texte est protégé par les droits d'auteur et n'engage que l'opinion de Francine Allard.
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