Retour à l'accueil

  Littérature

DéSERT AU PAYS DES CRITIQUES

Votre remarque fait sourire, Georges. Il y a deux ou trois critiques littéraires dans les grands quotidiens. Mais celle que je vise a avoué un jour, devant une assemblée d’intéressés, ne pas choisir elle-même les objets de ses recensions (ouais) et elle a jeté le blâme sur son patron (quelle salade!). Les pauvres critiques seraient des marionnettes entre les mains de leurs patrons? Rappelez-vous le départ fortuit de Stanley Péan du journal La Presse parce qu’il avait été d’une honnêteté remarquable envers le dernier roman de Denise Bombardier. Il y aurait dictature là aussi, M. Lafontaine.
Finalement, le Québec qui se targue d’être le paradis de la démocratie et du droit de parole n’est pas mieux que certaines dictatures connues dans le monde. La différence? Les dictateurs exercent un petit pouvoir subtil qui aiguillonne nos amours propres, qui, un éditeur véreux, qui, un chef de cahier littéraire, qui, un animateur aux miches serrées. Préparez-vous donc, vous qui allez publier bientôt: le Québec est bien petit au royaume de la démacratie. Préparez-vous donc à sourire, à ne pas déranger, à ne rien attendre du milieu. Comme La Poune, aimez votre public et espérez qu’il vous aime.






Ce texte est protégé par les droits d'auteur et n'engage que l'opinion de Francine Allard.
2020 © Francine Allard.com. Tous droits réservés.


Retour en haut