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  Varia

RESTAURANT: SAKE SUSHIS

Parfois, les bons petits restos sont là, tout près, à deux jets de pierre de chez soi. Celui dont je veux vous parler est situé sur la 25ème avenue à Saint-Eustache,face au marché d'alimentation Maxi. Certains restos de qualité ne se rendent pas populaires parce qu'ils sont situés dans un centre commercial de qualité douteuse. C'est le cas de ce resto de fine cuisine japonaise, tenu par une famille japonaise très sympathique.
La décoration est de bon goût, et comme il se doit, le bar à sushis d'où trois chefs extirpent des oeuvres d'art tellement les assiettes sont magnifiques, est situé parmi les convives.
Les sashimis, les makis, le tempura, les soupes au miso, tout l'arsenal nippon y est bien présenté. La vaisselle est très jolie et diversifiée.
Nous avons choisi en entrée les rouleaux impériaux japonais, roulés serrés sur une crevette géante qui montrait sa queue à l'extrémité. La sauce proposée était mi-sucrée mi-salée et aussi, très relevée.
Ensuite, j'ai choisi le tempura crevettes et légumes. La pâte était croustillante et légère comme il se doit et le choix de légumes, assez exotique: patates douces, courges, zucchinis, chou-fleur. La présentation était digne d'un tableau de Boticelli: un bouquet de spaghettinis trempés dans la pâte à crêpe et frit dans l'huile formait un éventail filigrané et délicieux. L'huile de friture ne laissait aucun arrière-goût... de friture, ce qui est une grande qualité. Les sauces étaient relevées et on y trempait aisément les lèvres dans ce qu'il en restait, après avoir terminé notre assiette. C'est peu dire.
LUI, il a choisi l'assiette Bombay: une douzaine de sushis variés. Le poisson et les crevettes étaient frais et le riz, assez collant pour ne pas tout s'extraire d'entre les deux baguettes.
Ce restaurant a tout d'une fine cuisine. Le service est impeccable. Les chefs portent des gants pour tripoter les ingrédients, les assiettes décorées avec un rafinement rarissime, l'ambiance, totalement relaxe. On verse l'eau délicatement, sans éclaboussures, on ne passe pas dix fois demander «si tout est à notre goût?», phrase difficilement supportable.
Hélas, les desserts étaient encore et encore ces m... beignets de pommes et bananes frites. Je ne comprends pas: j'ai chez moi un livre de cuisine japonaise et un autre de cuisine vietnamienne qui proposent des douzaines de desserts qu'il serait bon de retrouver dans les restaurants orientaux.
Avec un carafon de saké et une théière de thé particulièrement savoureux.
48$ pour deux sans le pourboire.



Ce texte est protégé par les droits d'auteur et n'engage que l'opinion de Francine Allard.
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