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  Cinéma-théâtre-spectacles

L’HOMME DE LA MANCHA

Il y a des jours où je vous conseille d’aller voir tel spectacle ou tel autre. Cette fois-ci, je vous «souhaite» d’aller au théâtre du cégep de Joliette pour voir L’Homme de la Mancha. Je vous le souhaite comme on souhaite à son meilleur ami le plus grand bien. Parce que la comédie musicale L’Homme de la mancha présentée jusqu’au 31 août prochain est de loin le meilleur spectacle auquel il m’est arrivé d’assister de toute ma vie. Je vous le jure.

Jean Maheu en Cervantès/Don Quichotte devient Cervantès/Don Quichotte. Sa quête (interprétée par Jacques Brel « Rêvez un impossible rêve») est tellement réelle que nous la vivons accrochés à ses profondes angoisses, que nous réagissons individuellement à ses propres incertitudes. L’entracte devient alors une souffrance. On veut que le spectacle continue pour entendre de nouveau le cœur du comédien battre en même temps que le nôtre. Jamais un comédien n’a-t-il suscité autant de sentiments intimes. Jamais n’est-on sortis d’un théâtre en gémissant sur notre monde de fous. En pleurant de bonheur. Je vous le dis. Il ne faut pas rater cette occasion d’être heureux avec autant d’intensité. Les billets ne sont que 30$. Les billets pour aller entendre Henri Salvador m’ont coûté 80$ chacun et je vous jure qu’aucun frisson ne m’a envahie, pas une seule fois. Oui, j’ai eu un petit pincement au cœur lorsque le vieux crooner de 85 ans a avoué avec naïveté avoir rencontré le génie de Lynda Lemay, ce qui a jeté une douche froide sur la salle, de là le petit frisson.

L’homme de la Mancha, par Dale Wasserman, adaptation française de Jacques Brel, mise en scène géniale de René-Richard Cyr, avec Jean Maheux dans le rôle titre (le Don Quichotte de Tohu-bohu à RC), le merveilleux Sylvain Scott dans le rôle de Sancho Pança, Évelyne Gélinas dans le rôle de la Dulcinéa (Entr’Cadieux, L’Ombre de l’Épervier), sans oublier la très remarquable Michelle Labonté (une voix impressionnante).
Inoubliable et indispensable à votre condition d’homo culturus.


Ce texte est protégé par les droits d'auteur et n'engage que l'opinion de Francine Allard.
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