Retour à l'accueil

  Santé

L’ANOREXIE DE L’âME

Elle s’appelle Carole-Anne. Elle a 17 ans et elle est anorexique. Une âme immense dans un corps si petit que les gens ont pris l’habitude de lui parler tout bas, comme si elle était sourde. La psychiatrie s’explique mal l’anorexie. Cesser de manger pour punir les gens qui nous aiment? Réagir à la séparation de ses parents? Mourir sans faire de bruit? Se mesurer aux canons de la mode qui s’adresse aux échalas? J’opte surtout pour cette théorie.

Qui dirige la mode dans l’Univers? Qui sont les créateurs, les couturiers, les photographes de mode? La plupart - j’insiste sur «la plupart» pour ne pas me faire taxer de démagogue – sont homosexuels.

Cette théorie m’a été révélée par l’animateur radio Robert Blondin, un type pour qui j’ai une grande admiration. Il faisait des chroniques de voyages à Radio-Canada. C’était le Pinard des aventures dans les Îles. Lui, il croit que les mannequins sont anorexiques (comme Twiggie), androgynes, sans fesses ni seins pour ressembler aux homosexuels qui mènent la mode. Des filles qui ressemblent à des gars.

La fois qu’il a proposé sa théorie, nous étions réunis autour d’une table de discussion pour la journée sans diète. La présidente du regroupement des gais et lesbiennes de Montréal s’est levée, est grimpée sur sa chaise et a clamé : « Monsieur Blondin! Vous devez des excuses à tous les homosexuels et à toutes les lesbiennes pour vos propos malvenus!»

Le pauvre homme est demeuré stoïque mais ne l’a pas plus apprécié que moi, qui fulminais sur ma chaise. Moi, je trouve que sa théorie explique presque tout. L’anorexie à cause des hommes absents; l’anorexie à cause des homosexuels qui décident de la mode, qui instaurent les canons de la beauté féminine. Mais de quoi se mêlent-ils donc?

Finalement, qu’ils soient hétérosexuels ou homosexuels, les hommes finiront toujours par avoir le dernier mot!


Ce texte est protégé par les droits d'auteur et n'engage que l'opinion de Francine Allard.
2020 © Francine Allard.com. Tous droits réservés.


Retour en haut