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  Petites vites

LA LAIDEUR

Depuis quelque temps, les médias parlent beaucoup de la laideur du Québec. Plusieurs articles ont été consacrés à cet état de chose. Il y a des municipalités qui se développent très mal et j’ai toujours pensé que les villes qui se respectent devraient embaucher des designers et des architectes ingénieux pour contrôler en quelque sorte le développement résidentiel et commercial.

Je donne l’exemple de villes affreuses, truffées de panneaux publicitaires, où se sont érigées des milliers de bâtisses en clin d’aluminium d’une allure douteuse. Saint-Constant, Sainte-Catherine et Delson. Saint-Eustache, Charlemagne, Greenfield Park.

À Saint-Eustache, où la vieille rue (Vieux Saint-Eustache) prise en main par les citoyens, exemple de rare solidarité, on y a un jour construit une Caisse Populaire sans les conseils de designer urbain. Une laideur! On y a construit la Place du Chêne! Une monstruosité. Ça me fait penser à ces cultivateurs qui possèdent des maisons ancestrales qu’ils recouvrent enfin de quatre ou cinq matériaux différents : brique, pierre, clin d’aluminium, bois…

Et je ne parle pas ici des réserves autochtones qui tentent de nous faire avaler que la nature est si importante pour elles. L’homme blanc aurait pollué l’environnement. Êtes-vous allés à Caughwanagha (Kokwanaga de mon enfance) dernièrement? Ou à Kanesatake (Oka)? Que font toutes ces voitures rouillées sur leurs parterres? Et ces maisons de papier noir comme si le papier noir constituait un revêtement parmi les autres? Et ces montagnes de scrap que l’on ne cherche même pas à camoufler? Et ces kiosques à deux sous pour la vente des cigarettes? Vous appelez ça du respect de l’environnement, vous? Et ces maisons que le bon gouvernement a remis aux Mohawks pour régler la Crise d’Oka? Les avez vous vues dernièrement?


Ce texte est protégé par les droits d'auteur et n'engage que l'opinion de Francine Allard.
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