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  Éducation

LES NOUVELLES POUPOUNES

Je vous ai parlé des petites filles de 8 ans qui vont à l’école avec des «strings» (n’oubliez pas qu’elles doivent se dévêtir pour enfiler leurs shorts d’éducation physique), des soutiens gorge moirés, des mèches blondes dans les cheveux, du mascara et du rouge à lèvres.
Les journalistes qui philosophent sur les échecs des garçons à l’école en ont parlé aussi. Même Reynald Bergeron, un prof de français au cégep Sorel-Tracy a écrit qu’il ne veut plus recevoir ses étudiantes, «habillées comme pour un rave» seules dans son bureau comme jadis car il a peur de se faire accuser de harcèlement sexuel envers celles qui n’accepteraient pas leurs mauvaises notes. Imaginez! Bientôt, devenir professeur fera partie des sports extrêmes!

Je lisais aussi les compte-rendu du livre de Pascale Navarro sur le féminisme qui est allé, selon elle, beaucoup trop loin. Alors que je magasinais chez Winner’s, j’ai aperçu un soutien-gorge avec armature «remontante» qui s’appelait : My secret weapon (mon arme secrète). J’ai alors demandé à ma fille de 19 ans pourquoi ce soutien-gorge portait cette appellation. Elle m’a dit : Parce qu’il y a des pétasses qui pensent que d’avoir les seins jouqués haut va les rendre plus attirantes et parce qu’il y a des gars qui sont attirés par ça, voyons maman!

Je connaissais évidemment la réponse. Mais je voulais aussi me rendre compte que les compagnies de soutien-gorge n’aident pas tellement le féminisme. Ou, en tout cas, nous prouvent que les seins sont encore une arme secrète alors qu’une maman sur cinq allaite son bébé (les seins sont d’abord et avant tout des mamelles, non?).

J’ai déjà dit à une journaliste que je n’ai jamais eu besoin d’être féministe puisque c’est toujours des femmes que me sont venus le mépris et l’écrasement. Je n’ai jamais voulu m’associer à des groupes de femmes qui attaquaient les hommes parce que je ne conçois pas le monde sans eux. La femme a sa place partout même qu’elle domine le monde. La télé québécoise n’est-elle pas la vision de Fabienne Larouche, Jeanette Bertrand, Lise Payette? La cuisine, l’affaire de Josée Di Stasio? Une lectrice me faisait aussi remarquer que lorsque les hommes s’impliquent dans la cuisine, ils sont homosexuels. Bon, le débat est lancé.

Les féministes sont-elles des femmes qui ont été malheureuses à cause d’un ou plusieurs hommes? Les féministes sont-elles plutôt moches? Le féminisme a-t-il encore sa place? J’attends vos réponses.


Ce texte est protégé par les droits d'auteur et n'engage que l'opinion de Francine Allard.
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